Notre miracle de Noël

Pendant plus de 18 mois je n’ai pas voulu écrire, d’abord par colère puis ensuite par superstition. Mais aujourd’hui je voudrais conclure mon blog.

Le but n’est pas de fâcher ceux qui attendent encore. C’est juste pour finir mon histoire qui se termine plutôt bien.

Je vous ai laissé avec des taux positifs malheureusement mon ventre était vide… enfin c’est ce que disais l’échographie…

Après une troisième prise de sang et un taux beta hcg a plus de 30000, le conseil qui m’a été donné, était d’attendre 2 semaines parce que des fois a 5 semaines on ne voit pas mais j’avais peur… alors j’ai simulé une douleur au ventre, par chance je suis tombée sur un chef de service qui même s’il ne voyait aucun embryon nul part, mais alors nul part, à quand même conclu à une grossesse extra uterine au vu de mes taux.

J’ai donc été hospitalisé en urgence mais comme je ne perdais pas de sang, j’ai été opéré 2 jours après car apparemment à cette période il y a eu un nombre incroyable de grossesses extra utérine.

Ma trompe droite y est passée est celle restante n’était pas dans un super état. Mon mari a tellement eu peur de me perdre (l’embryon était placé à un endroit très risqué et je pouvais faire une hémorragie à tout moment durant l’opération, c’est même les 2 grands chefs de services qui m’ont opéré…) que pour lui s’en était fini de la PMA.

Malgré la dureté de l’épreuve, encore un échec, perte d’une trompe, risque de l’opération, je suis sortie de la plus forte, mon entourage et mon mari m’ont montré tellement d’amour que je ne pouvais pas être malheureuse, ça ne m’est même pas venu à l’esprit.

Et puis pour tourner la page de la grossesse, on s’est mis à parler d’adoption, on faisait plein de projet, un petit chien tout foufou est venu nous rejoindre que j’ai couvée comme une mère et qui me le rend bien aujourd’hui!

Et puis vous vous en doutez au vu du titre de mon article, un vendredi du mois de janvier 2017 je me dis : « tiens c’est bizarre, j’aurais du avoir mes règles la semaine dernière… » je regarde sur internet si après une grossesse extra utérine le cycle est déréglé, mais je ne trouve rien de satisfaisant (j’avais eu mon retour de couche puis mes premières règles 28 jours plus tard comme à mon habitude, donc aucun dérèglement tardif n’était signalé sur la toile), le samedi matin je prend donc un de mes tests qu’il me restait et là : surprise! la deuxième barre apparaît direct, rose pas le rose pâle que j’avais déjà vu, non le même rose que celui d’à côté… wahou!

Mais j’ai peur…. je l’annonce à mon mari en pleur, peur d’une seconde grossesse extra utérine… je n’étais pas prête à retourné sur le billard. On prend rendez vous chez un gynécologue pour jeudi (premier rdv de disponible) et on achète un second test de grossesse le clear blue, celui qui dit depuis combien de temps on est enceinte!

Dimanche le test est positif et annonce 2-3 semaines… j’ai peur d’après mes calculs je devrais être à 3!

Lundi, je vais faire un prélèvement, il me restait une ordonnance, taux positif et correspondant complètement à 3 semaines de grossesse, je reprend espoir.

Ayant retrouvé une autre ordonnance pour un test sanguin, j’y retourne mercredi, le taux a parfaitement doublé!!!!

Rdv chez le gynécologue, on lui raconte notre histoire, il m’installe tout de suite pour faire une échographie, et là je la vois (oui suite à la geu, j’ai bien eu le temps d’analyser à quoi ressemblait un embryon dans un utérus…) ma petite bulle d’espoir. On sort de la heureux comme jamais.

Et puis je lis le compte rendu du gynécologue, des tailles qui ne correspondent pas, un embryon plus gros que le sac gestationnel et je flippe et s’il ne nous avait pas dit que ça n’allait pas et comme son compte rendu est complètement bidon on ne peut pas vérifier.

Du coup deuxième rdv chez un gynécologue qui avait une place de libre le lendemain suite à un désistement. Mon mari ne pourra pas venir… j’en ai mal au ventre… mais non tout va bien. Le cœur ne battant pas il me propose de revenir dans 2 semaines.

Deux semaines plus tard, j’ai vu l’une des plus belle petite chose au monde : un petit clignotement… son cœur battait… wahou moi j’étais enceinte avec une demi trompe, une amh de merde et des spermatozoides pas terribles.

Petit bout avait été conçu à noel, pendant nos vacances d’amoureux fous.

Mon amour est né le 29 septembre 2017, mon miracle, ma raison d’être. Demain ça fera neuf mois qu’il est avec nous (18 mois qu’il est avec moi). Il rigole et sourit tout le temps, vis sa petite vie, apprend tout tranquillement quand il faut, n’est jamais malade à part des petits rhumes et les coliques jusqu’à 3 mois. Ma grossesse a été un vrai paradis, des cheveux, des ongles et une peau magnifique, un bidon qui est sorti plus vite que prévu, connaissant le petit bout, je pense qu’il voulait déjà dire qu’il était là, à 4 mois je sentais déjà ses petits coups, des petites caresses de l’intérieur puis après de plus en plus fort, petit miracle était hypertonique pour mon plus grand plaisir. Pendant 5 mois je me suis protégée, j’avais tellement peur de le perdre… puis tout doucement j’ai accepté, on a commencé a lui acheté des vêtements à réfléchir à sa chambre, à son prénom. L’accouchement a été beaucoup plus difficile et a fini en césarienne mais c’est ma plus belle cicatrice.

Voilà je conclus mon passage en PMA par une sortie pas vraiment attendue. Je n’y retournerai pas, si un deuxième miracle se produit tant mieux, sinon je suis la personne la plus heureuse du monde et je savoure chaque seconde de cette chance qui m’a été donné, j’espère ne pas vous avoir blessé, je sais que le Gertrudage est difficile à encaisser quand on est dans notre situation.

Je continue de vous lire et j’ai vu beaucoup d’annonce. J’espère que ça continuera pour toute celles que je suis et pour toutes les autres.

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Jusqu’ici tout va bien

Mais j’ai peur, j’ai peur d’écrire cet article trop vite…

Mardi le premier résultat est tombé un petit 57 ui a j14, c’est peu mais c’est mieux que la dernière fois… Monsieur est moi on rentre à la maison et la je regarde de plus prêt la feuille de résultat, car cette fois le médecin avait demandé le taux de progestérone et d’oestradiol et impossible d’avoir une réelle explication sur internet… à part qu’en dessous de 100pg/ml pour l’oestradiol cela veut dire que l’embryon ne s’est pas accroché et j’en suis à 86… mon espoir s’envole, j’attend le lendemain pour appeler le centre PMA et savoir quoi faire.

Mercredi, l’infirmière me dit que les taux ne peuvent pas être interprété sans une seconde prise de sang, je ne reprend pas espoir, je me dis qu’elle me dit ça pour se débarrasser de moi et ne pas avoir à m’annoncer que c’est mort.

C’est donc fébrile que je me rend jeudi faire la seconde prise de sang. Cette fois on demande à avoir nos résultats sur internet. La journée est longue, un coup je me dis que c’est bon, un coup je me dis que c’est mort. Sur le chemin du retour, Monsieur est déjà à la maison et j’essaie de l’appeler pour savoir s’il n’a pas tricher et regarder les résultats sans moi, il ne me répond pas… je me mets à désespérer en me disant qu’il ne me répond parce qu’il sait que c’est mort et ne veut pas me l’annoncer par téléphone. Au final quand j’arrive enfin chez nous (les 40 minutes de trajet les plus angoissantes de ma vie), je vois que monsieur s’était endormi. 

Je me jette sur mon ordinateur, rentre mes codes d’accès au laboratoire et j’ouvre la page de résultat : 242 ui!

Le taux a quadruplé! J’ai rattrapé mon retard et le taux d’oestradiol est remonté et a dépassé la barre des 100!

Je suis rassurée, mais je vous avoue que comme toute pmette qui se respecte, j’ai peur, peur que ça ne tiennent pas jusqu’à samedi, peur d’un œuf clair, d’une GEU, d’une fausse couche et allez savoir. Je n’osais même pas écrire cette article de peur qu’il porte la poisse… 

Mais pour une fois, il y a une petite étincelle de bonheur et je m’y accroche 

(Sinon un petit embryon j6 nous attend bien au frais!)

Ponction et transfert

La ponction de mardi s’est bien passée, j’ai beaucoup plus de mal à m’en remettre que la dernière fois (sieste et légers maux de ventre) mais je me repose et j’essaie d’y voir le fait que cette fois mes ovaires ont mieux travailler.

Cinq ovocytes ont été prélevés, tout ceux prévus en fait, il n’y en avait que 3 la première fois, pour 4 de prévus. Et puis juste avant de partir à la ponction, je lisais dans un article que 5 était un bon score (donc je vois ça comme un bon présage) 

Ensuite vient la première attente, mes ovocytes vont ils être fécondés et survivre?????????? Les infirmières nous avaient dit qu’ils appèleraient jeudi ou vendredi et bien sûr l’appel à eu lieu vendredi. Mais encore une fois j’y vois un bon présage! Monsieur qui est en formation, et qui est le meilleur de son groupe (petit moment de fierté pour mon amour 😍😍😍), s’est vu proposer un jour de repos par son formateur car il avait déjà fini son devoir qui devait se faire sur 2 jours! 

Donc vendredi matin, a 9h46 precisement! appel du laboratoire, une dame adorable me demande si je vais bien, et m’annonce que sur les 5 ovocytes, 4 ont pu être fécondés, qu’il y en a 2 très beaux et qu’ils me proposent de les transférer aujourd’hui à 11h30 (les 2 autres vont être prolongés jusqu’à mardi, j’espère qu’ils tiendront le coup!)

Douche rapide et départ pour être bien à l’heure cette fois! Dans la salle d’attente je retrouve ma colloc de chambre de mardi et je suis heureuse qu’elle ait aussi la chance d’être transféré aujourd’hui. Nous nous échangeons des vœux de réussite (et la lecteur tu te dis que cette histoire, si tu as la chance de connaître Victorienne ressemble à la sienne et tu auras raison lecteur, j’ai partagé sans le savoir jusqu’à aujourd’hui, ma chambre de ponction avec une copine pmette blogueuse!!!!!!! J’adore ce genre de coïncidence, je veux pouvoir la raconter à nos bébés!)

Avec Monsieur nous avons pu voir les mini embryons être injectés dans mon utérus et le docteur m’ayant fait rire, j’ai même pu voir les contractions de mon ventre quand je rigole!!!! (Petite anecdote inutile mais qui continue de me faire rire 😁) 

Maintenant commence cette seconde attente avec toutes les peurs qui vont avec. J’espère de tout cœur que les 2 vont rester en place cette fois, rendez vous dans 10 jours pour les premiers résultats! ⏳📆

Et si…

Voilà tous les contrôles ont été faits, la ponction aura lieu demain matin sous anesthesie générale… oui je suis une flipette, j’ai lu que ça faisait mal en locale, du coup j’ai même pas envie d’essayer…

Un verdict, dont je me doutais depuis que j’avais vu mon taux d’AMH, est tombé : je suis en insuffisance ovarienne. La première fois sous gonal, je n’avais eu que 4 follicules, dont 3 de ponctionnés, 2 inséminés et un seul petit embryon qui n’a pas tenu… aujourd’hui sous menopur, le résultat n’est guère plus satisfaisant, 5 follicules, dont 4 de vraiment sûr… c’est pas l’augmentation du siècle.

Jusqu’ici, j’étais plutôt sereine, malgré les faibles résultats annoncés, je gardais espoir. Mais aujourd’hui à quelques heures de la ponction, j’ai peur : et s’il n’y avait aucun embryon… et s’ils ne tenaient pas jusqu’à J5 (vous remarquerez l’emploi du pluriel parce que quand même soyons fou, peut être que les 4 vont prendre… mouais…). Toutes ces injections, ce ventre qui tire, cette fatigue pour rien. Et si tous les autres essais étaient voués à l’échec… 

je voulais être optimiste, d’autant plus que ce matin j’avais un grand sourire 😀 en découvrant que Daphné et Victorienne se faisaient ponctionner le même jour (big up les filles! En espérant pouvoir faire du 4/10 un jour férié!), mais plus les heures passent et plus la peur s’installe… 

Jusqu’ici tout allait bien…

Du coup je n’avais pas grand chose à dire, ma vie suivait son train train. Je vous lisais je vivais avec vous toutes vos expériences mais je n’avais rien de bien folichon à dire.

Le 5/09 a eu lieu mon rdv avec le centre de PMA, et tout s’est bien passé, on recommence tout à J25 :  provames puis injection de menopur (traitement plus fort que la dernière fois car je n’avais pas eu beaucoup de follicules avec gonal f) 

Je devais appeler le centre a J1 pour savoir quand commencer menopur sauf que J1 (c’est aujourd’hui en fait) a débarquer le lendemain de J25… et c’est la que les galères commencent!

Bon déjà, c’est quoi ce J1 qui débarque quand il a envie moi qui étais réglée comme du papier musique avant cette FIV!

Ensuite grosse galère pour joindre les infirmières, 8 appels! 

Et une fois que je parviens à les avoir au bout du fil, elle ne comprend rien a ce que je lui raconte… quand elle fini par comprendre, elle ne sait pas quoi me dire et doit me rappeler.

Au bout de 2h sans nouvelle, et leur service fermant bientôt (je ne suis pas une harceleuse mais quand même) je retente d’appeler, ah bah justement elle allait m’appeler… 😐Je peux continuer le traitement et j’ai mes prises de sang et écho de contrôle a faire le 26, 28, 30/09 et 3/10.

Du coup comme cette fois je travaille (sauf le 30/09 parce que c’est mon anniversaire 😝🎂, et j’espère un beau cadeau ce jour la, genre un petit follicule parfait qui sera mon merveilleux bébé ❤️), donc je demande à aller dans un labo vers chez moi, y a pas de soucis sauf qu’il me faut une ordonnance, et qu’ils ne peuvent l’envoyer que par fax ou par courrier… le fax au vu de l’époque se faisant rare, j’opte pour le courrier mais j’apprends qu’il n’arrive que sous 10 jours… je vous laisse faire le calcul et du coup il faut que j’aille la bas…

Ce qui m’embête c’est que je vais devoir dire à mon responsable que je vais arriver en retard certains matin, et j’ai pas spécialement envie d’en parler, et moi qui étais sereine jusque là bah maintenant c’est bof bof 😣 alors je viens gratter votre soutien!!!!

Petit Warrior a failli tenir….

j’ai patienté, j’ai tenu mes 10 jours d’attente sagement, sans aucun signe d’une éventuelle grossesse mais des contractions de malade en plein milieu du parcours. Puis le jour J est arrivé avec peu d’espoir, mais de l’espoir quand même.

Vendredi ça tombait super bien, si mauvaise nouvelle, on pouvait pleurer avec Monsieur tout le weekend, mais ça n’a pas pu être aussi simple. 

A 15 dpo, 42 ui, taux tout pourri qui te laisse espérer mais pas trop quand même. On était quand même content…

Puis aujourd’hui… Taux à 25ui… 

Pourquoi nous faire espérer, pourquoi une descente qui veux toujours dire que je suis enceinte, une descente qui m’empêche de tourner la page complètement.

Au moins j’arrête les ovules, pour une fois je suis pressée que mes règles reviennent, je veux passer à autre chose, j’ai peur de faire une fausse couche qui traine en longueur, de faire une GEU (merci Google). Je me demande si je dois refaire une prise de sang ou attendre que la nature reprenne le dessus comme chaque mois depuis plus de 2 ans.

Bon hier j’avais commencé à réfléchir à ce que je ferai si ça ne marchait pas :

Alors pour ne pas pleurer je vais m’y tenir! Je vais reprendre le jogging (le traitement m’épuisait trop), je vais essayer de perdre ce poids pris depuis le mariage soit 5 kg, je vais ranger ma maison de fond en comble, et tout ça avant le 5 septembre, date à laquelle aura lieu le rendez vous en PMA, et je vais essayer de rester positive, de ne pas craquer demain au travail et tous les autres jours (parce que pendant quelque jours je m’étais cru enceinte et wahou ça c’était beau!)

Un petit Warrior au chaud

Voilà, apres une stimulation mitigée, seulement 4 follicules de taille correcte, 3 ovocytes de ponctionnés, 2 de fécondés et un seul survivant a J2 (qui a tenu jusqu’à J5), j’ai vécu aujourd’hui mon premier transfert avec la peur au ventre… Et oui 4, 3, 2, 1 et apres c’est Zero.  

Et puis aucun embryon de congelé… Pas de parachute pour cette fois, on se lance en chute libre.

Et bien évidement parce que c’est moi, tout ne s’est pas passé facilement. Le médecin a du s’y reprendre à 3 fois avant d’y arriver!!!!

Maintenant je couve notre micro nous, notre petit Warrior et je suis pleine d’espoir et de peur. Verdict le 1er juillet!

L’ascenseur émotionnel qui monte pas très haut

Comme je le racontais dans mon article précédent, le traitement ne faisait pas beaucoup d’effet, seulement 6 follicules et que 3 de taille correcte, cependant, le médecin avait décidé de continuer en augmentant la dose de gonal f.

A l’échographie de contrôle du vendredi, les follicules continuait leur petit bonhomme de chemin sans que ça soit folichon, mais le médecin a quand même voulu continuer avec la même dose de gonal f et une injection d’orgalutran le dimanche.

J’ai quitté l’hôpital sans trop d’espoir et l’esprit bien occupé au préparatif du mariage d’une amie qui avait lieu samedi. Du coup j’ai eu un weekend bien occupé : soin de mon petit corps le vendredi, mise en beauté le samedi matin, émotion durant la cérémonie l’après midi, danse tout le samedi soir avec Monsieur en costard (toujours aussi beau mon Monsieur, je regrette pas de lui avoir mis le grappin dessus) et dimanche loque dans le canapé.

Petite anecdote du samedi, parce que Madame fait toujours des bêtises qui compliquent son existence parce que c’est une tête de linotte : je n’ai pas pris la bonne boite de gonal et il ne restait que 150ui dedans… Donc petit moment d’angoisse durant le repas du mariage, mais avec Monsieur on s’est dit que ce n’est pas 50ui qui allait changer la donne.

C’est donc résignée que je me rendais à l’écho d’aujourd’hui et avec toutes mes questions sur l’arrêt d’un traitement. Mais voila, le médecin (le troisième sur 3 rdv..) a décidé que c’était dommage d’être allé jusque là et de ne pas essayer : je vais donc tenter, jeudi matin, la ponction de 3 follicules et demi et advienne que pourra… C’est vrai qu’il en suffit d’un… Ce qui me rassure c’est que s’il n’y a pas de transfert, je ne perd pas de chance et j’aurai pu connaitre pas mal d’étape de la FIV.

Donc voila, je suis contente mais j’ai peu d’espoir de réussite : 3 petits follicules… je leur parle du coup, je les encourage! et puis Monsieur va devoir parler à ses petits lui pour qu’il soient forts et qu’ils décident d’aller jusqu’au bout eux aussi!

D’une minute à l’autre, je change de sentiment : j’y crois et j’y crois pas… Au moins l’aspect positif c’est que je m’étais déjà fait à l’idée d’un échec, maintenant comme d’habitude en PMA, y a plus qu’à attendre!

 

Un coup pour rien?

Mon ttt (je m’y fais pas à ses raccourcis…) a débuté le mercredi 25 mai, du Provames jusqu’au 2 juin puis injection de gonal f 150ui tous les soirs à la même heure à compter du 3 juin.

Hier avait lieu la première échographie de contrôle et bien évidemment tout ne s’est pas passé facilement : alors que nous sommes en vacances, Monsieur n’a pas pu m’accompagner parce qu’un réparateur (volet électrique de la pièce principale qui ne fonctionnait plus et la seule disponibilité était hier matin) devait passer. Je me rend donc seule faire ma petite prise de sang (en même temps j’ai signé pour, moi qui déteste ça je commence à m’habituer… Monsieur et moi on a même était en faire une le jour d’avant car nos sérologies arrivent à leur terme, c’est à dire 3 mois) puis l’écho. J’arrive en retard car il n’y avait aucune place pour se garer (enfin en retard ça va, c’est moi je suis une stressée, les prises de sang s’arrêtent à 9h30 et il était 9h10, je déteste être juste, j’ai peur de me faire jeter du style : « y a trop de monde madame, faudra revenir »), mais ça va je suis prise tout de suite, on me pique mon sang et je me demande si avec celui d’hier, je vais pas commencer à être en carence, d’autant plus que quand je stresse je suis incapable de manger. Bref, l’infirmière ou qui que ce soit d’ailleurs, puisqu’au final j’ai aucune idée de sa fonction, me demande si je fais l’échographie ici, je répond oui, elle note mon nom et me dit que c’est bon. Je retourne m’asseoir dans la salle d’attente et j’attend…

J’attend… 1h30… Je vois plein de femmes, de couple se faire appeler et partir voir les infirmières, le médecin, à la prise de sang (enfin pour ça, seulement jusqu’à 9h30 ;p) à l’échographie… Mais pas moi, j’attend que les dernières personnes arrivaient avant moi passent pour partir me renseigner (oui je suis timide, j’ose pas faire d’esclandre…), mais à ce moment là, un médecin m’interpelle et s’excuse parce qu’elle m’avait oublié…

C’est jamais simple, je vous jure, au final tout cela aurait pu passer tranquillement, si la suite avait été bonne, mais ce n’est pas le cas, j’ai une bonne muqueuse utérine, mais pas assez de follicules et de petites tailles, je ne répond pas au traitement… Une ponction serait donc inutile car un risque d’avoir peu de réussite par la suite.

On va surement arrêter le « ttt », elle essaie quand même de passer à 200ui de gonal f pendant 2 jours (jusqu’à la prochaine écho de contrôle en fait) mais elle semble avoir peu d’espoir… Les infirmières m’ont appelé dans l’après midi pour confirmer le passage à 200ui, maintenant, j’attend demain matin avec peu d’espoir…

Du coup maintenant je me demande comment se passe l’arrêt d’un traitement, vais-je ovuler, quand mes règles vont elles revenir, quel nouveau traitement vais je avoir, celui ci va-t-il marcher ou finalement mon dernier espoir d’avoir un enfant va-t-il s’arrêter maintenant. Oui je sais c’est pas bien joyeux tout ça, je voulais rester positif, mais j’y arrive pas…

Début du ttt

Le ttt (ça y est je peux faire mon initié :), j’ai découvert que cela voulait dire traitement il n’y a pas longtemps…) commence aujourd’hui.

Le rendez-vous avec les infirmières a eu lieu ce matin et la date est tombée pile poil (j’essaie d’y voir un bon signe). Je commence par 2 comprimés de Provames jusqu’au 2 juin puis les injections de gonal, 150 ui chaque soir, vont arrivées… Monsieur et moi on n’arrive pas encore à se décider qui les fera de nous 2.

J’ai peur des aiguilles, mais la je suis prête à tout et Monsieur a peur de mal faire, je crois qu’on verra le jour J.

La première échographie aura lieu le 8 juin avec sa prise de sang (encore une date à attendre, une parmi tant d’autre à venir, mais je suis soulagée de enfin commencer), puis une seconde le vendredi 10 juin, une troisième le lundi 13 juin et éventuellement une dernière le 15 juin, mais tout cela dépendra des résultats de tout ça. La suite au prochain épisode…

La seule chose que j’espère maintenant c’est d’avoir des embryons à transférer. Je croise les doigts fort, fort, fort, et c’est avec un mélange de peur et d’espoir que je conclus mon article.